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Culture | Par Rédaction culturelle | 18-03-2017

Dans le cadre des réformes du secteur du cinéma et théâtre

Préparation de nouveaux décrets exécutifs et textes de lois

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a annoncé, jeudi dernière à Boumerdès, des préparatifs en cours en vue de la promulgation de décrets exécutifs et de nouveaux textes de lois en vue de réorganiser les statuts particuliers des coopératives théâtrales et des théâtres.

Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a annoncé, jeudi dernière à Boumerdès, des préparatifs en cours en vue de la promulgation de décrets exécutifs et de nouveaux textes de lois en vue de réorganiser les statuts particuliers des coopératives théâtrales et des théâtres. «Ces textes sont en cours d’enrichissement et débats, par tous les partenaires du domaine, en vue de leur parachèvement au mois d’avril prochain», a ajouté le ministre dans un point de presse animé en marge d’une visite de travail à Boumerdès. Il a souligné que cette démarche, inscrite au titre d’un grand chantier ouvert sur la reforme et la révision de la réglementation régissant le secteur, est le «fruit» de la réflexion des différents groupes de travail installés depuis le 22 janvier dernier, qui ont, entre autres recommandé la reforme des textes de loi régissant le secteur du théâtre. Le ministre a ajouté que ces groupes de travail ont également proposé la révision des statuts particuliers des coopératives théâtrales et des théâtres, et ce en assurant un «encadrement juridique à ceux ayant opté pour le travail en dehors des entreprises publiques du théâtre», rapporte l’APS.

Dans un autre sillage, il a aussi fait cas d’un diagnostic de la loi réglementant le secteur du cinéma, ayant donné lieu à la nécessité d’une réforme en son sein, à travers notamment la révision de cette loi, datée de 2013, en la rendant plus flexible et en y introduisant des incitations attractives pour l’investissement privé. En affirmant qu’ «il existe un désir de la part de particuliers pour investir dans l’industrie du cinéma en général». Il a précisé à ce sujet que «des démarches en cours, depuis un certain temps, en vue de permettre au plus grand nombre possible d’entre eux, d’être informés de ces incitations» en soulignant que «les actions en cours en vue de réorganiser l’industrie et le marché du cinéma en Algérie». Il a cité parmi ces actions, le réaménagement et réouverture de salles pouvant être exploités dans la projection de films commerciaux, signalant le lancement dans les 4 à 5 prochains jours de la projection de nouveaux films mondiaux à Constantine, puis Alger et Oran, avant la généralisation progressive de cette opération à toutes les villes du pays.

Concernant le secteur du cinéma, M. Mihoubi a déclaré dans un entretien accordé confrère arabophone El Khabar que «la nouvelle orientation de son département consiste à subventionner les projets cinématographiques à coût limité des jeunes, estimant infructueux désormais de produire des films à coût élevé. En estimant que «l'ère du financement à cent pour cent des films par l'Etat est révolue» tout en précisant que «que les films à coût élevé étaient des projets stratégiques qui s'inscrivent en dehors des critères retenus. Il a indiqué que l'Etat interviendra en tant que «partenaire» dans la production d'œuvres cinématographiques avec la participation de différentes autres parties, soulignant que la tutelle contribuera avec un taux précis à la subvention du film».

En réponse à une question sur la projection de films internationaux confiée à l'Office national de la culture et de l'information (ONCI), Azzedinne Mihoubi a annoncé que des accords ont été conclus entre l'office et certains distributeurs cinématographiques mondiaux pour la projection de nouveaux films dans les salles de cinéma à Alger, Constantine et Oran et autres villes. Il a souligné qu’«il existe plus de vingt salles de cinéma relevant de la cinémathèque habilitées à présenter ces projections outre les 67 autres salles du ministère de la Culture et certaines communes disposées à céder des salles au ministère dans un cadre commercial», rapporte l’APS.

Le premier responsable du secteur a rassuré que l'Office détenait dorénavant un registre qui «lui permet de faire son entrée dans le monde de la distribution à grande échelle et ce à travers le développement des salles de cinéma en les dotant d'équipements modernes, estimant que cela s'inscrivait dans le cadre la réforme du système cinématographique à commencer par la distribution».

Pour conclure le ministre de la Culture a insisté sur le fait que le secteur de la culture avait besoin de «réformes profondes, tous azimuts, qu'il s'agisse de la révision des lois en vue d'une adaptation aux grands changements de par le monde ou alors en mettant fin à l'idée selon laquelle l'Etat façonne à lui seul la culture».

 R. C.

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