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Magazine | | 19-03-2017

Haïti

Le Fonds onusien pour le choléra ne fait pas recette

Un nouvel appel aux dons lancé par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour abonder le Fonds d'aide aux victimes du choléra en Haïti n'a pas été entendu, seul le Royaume-Uni ayant mis la main à la poche, ont indiqué vendredi des responsables onusiens.

Un nouvel appel aux dons lancé par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour abonder le Fonds d'aide aux victimes du choléra en Haïti n'a pas été entendu, seul le Royaume-Uni ayant mis la main à la poche, ont indiqué vendredi des responsables onusiens.

L'objectif est de récolter 400 millions de dollars sur deux ans. Le mois dernier, constatant que  seulement 2% avaient été versés, M. Guterres avait écrit à l'ensemble des pays membres pour  renouveler l'appel aux dons destinés à aider un pays où plus de 9 000 personnes sont mortes du choléra depuis le déclenchement de l'épidémie en 2010.

Un seul pays a répondu, le Royaume-Uni, avec une promesse de 622 000 dollars.

Il s'ajoute à la courte liste des contributeurs du premier appel: Corée du Sud, France,  Liechtenstein, Inde et Chili. Au total, le Fonds dispose désormais d'environ deux millions de  dollars. Le Canada et le Japon ont alloué de leur côté environ sept millions de dollars pour aider Haïti. M. Guterres avait fixé au 6 mars la date limite de dépôt des contributions, prévenant que si elles étaient insuffisantes, il chercherait des solutions alternatives.

Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a indiqué que la recherche de fonds se  poursuivait.

«Nous continuerons nos efforts pour mobiliser les fonds nécessaires pour cette nouvelle approche face au choléra en Haïti de façon à réduire l'incidence du choléra dans le pays et à aider les Haïtiens les plus directement affectés par la maladie», a-t-il dit.

L'ancien Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait été contraint de présenter des excuses aux Haïtiens lorsque des analyses avaient montré que le choléra avait été introduit dans le pays par des Casques Bleus népalais, dépêchés après le séisme dévastateur de 2010.

Les Nations unies considèrent ne pas être légalement responsables de la situation, et invoquent l'immunité diplomatique concernant des poursuites en justice liées à cette épidémie.

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