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Evénements | Par Rédaction nationale | 20-03-2017

Pour stopper la progression de la consommation de stupéfiants en milieu juvénile

La culture du signalement des trafiquants de drogue s'impose

Le coordonnateur de la commission sectorielle de lutte contre les fléaux sociaux en milieu scolaire de la wilaya d'Alger, Tarek Ghellab, a appelé, hier, à consacrer la culture du signalement des trafiquants de drogue pour protéger les jeunes contre ce dangereux fléau devenu un «véritable problème social».

Le coordonnateur de la commission sectorielle de lutte contre les fléaux sociaux en milieu scolaire de la wilaya d'Alger, Tarek Ghellab, a appelé, hier, à consacrer la culture du signalement des trafiquants de drogue pour protéger les jeunes contre ce dangereux fléau devenu un «véritable problème social». M. Ghellab, également chef de la brigade de lutte contre les stupéfiants de la Sûreté de wilaya d'Alger, a précisé à l'APS que «l'ampleur de la consommation de stupéfiants en milieu juvénile impose la consécration de la culture du signalement des trafiquants de drogues pour prémunir les enfants et les jeunes contre ce poison». Cela passe, a-t-il dit, par des campagnes de sensibilisation aux dangers de la toxicomanie en milieu juvénile, notamment dans les établissements scolaires, les centres culturels, les clubs sportifs et tous les espaces fréquentés par les jeunes qui sont la cible privilégiée des dealers. La législation algérienne protège toute personne qui signale des trafiquants de drogue, a affirmé M. Ghellab, précisant que son identité n'est pas mentionnée dans les procès-verbaux d'instruction. Le signalement peut se faire en personne au niveau des postes de police, par téléphone, par lettre anonyme ou via Facebook. Dès la réception d'un signalement, les services compétents enquêtent avant de prendre toute mesure juridique à l'encontre des trafiquants signalés. Le responsable a en outre insisté sur l'importance de la participation des citoyens à cette démarche pour que les jeunes ne tombent pas dans le piège des dealers. Il recommandera l’implication d'anciens toxicomanes dans les campagnes de sensibilisation. Après avoir tiré la sonnette d'alarme sur la prolifération de la toxicomanie parmi les jeunes qui s'adonnent aux psychotropes et drogues dures et dont l'accès devient encore plus facile, M. Ghellab a indiqué que leur nombre est en constante augmentation, ce qui pousse les parents des toxicomanes à solliciter des conseils et aides au niveau des centres de sûreté où se trouvent des brigades spécialisées en matière de lutte contre la drogue, appuyées par des psychologues. A ce propos, il a appelé à créer un réseau interne regroupant des psychologues, psychiatres et pharmaciens, en vue d'évaluer tout patient atteint de pathologies psychiatriques ou neurologiques parmi ceux bénéficiant de traitement par psychotropes, afin de connaître la quantité et la durée prescrites de ces substances pour éviter que le traitement ne soit détourné de ses objectifs thérapeutiques et serve d'autres visées de toxicomanie et criminelles.

Le nombre de jeunes scolarisés toxicomanes, ayant fait l'objet de transfert vers des centres de désintoxication a augmenté en 2016, comparativement à 2015, de l'ordre de 4,90%, à savoir 44 jeunes en 2015 contre 62 en 2016, a indiqué le commissaire principal Rabeh Zouaoui, chargé de la communication à la Sûreté d'Alger. En 2016, les cellules d'écoute et de prévention réparties à travers 13 circonscriptions administratives ont reçu 86 jeunes toxicomanes âgés de 13 à 23 ans, dont 62 nécessitant impérativement un traitement au niveau de centres spécialisés, a ajouté M. Zouaoui. Ces mêmes cellules ont mené, durant la même année, 262 campagnes de sensibilisation au niveau des établissements éducatifs, en vue de protéger les scolarisés des multiples fléaux sociaux, à leur tête la toxicomanie avec l'organisation de 103 portes ouvertes et 66 visites pédagogiques dans divers services de sûreté de la wilaya d'Alger, dans divers musées, outre l'organisation de 91 manifestations sportives, culturelles et de loisirs.

R. N.

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