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Evénements | Badiâa Amarni | 08-06-2017

Adieu père et frère de tous les journalistes !

Je ne trouve toujours pas les mots pour exprimer ma peine suite à votre disparition subite cher directeur M. Bachir-Cherif Hassen. Je ne trouve pas un moyen de consolation si ce n'est vous pleurer et parler de vous pour extirper la douleur qui habite mon cœur! Mais parler de vous au passé est très pénible. Homme brave et sensible, disponible pour tous le monde et toujours à l'écoute de ses journalistes et employés. Prêts à les aider en cas de besoin, M. Bachir animé par la flamme du journalisme qui coulait dans ses veines a toujours su créer cette solidarité qui n'existe nullement ailleurs dans les rédactions. A mon arrivée le 15 février 2008 au journal la Tribune ou il m'a accueilli à bras ouverts m'affectant à la rubrique économique, peu de temps après une collègue a été admise aux urgences...J'ai été agréablement surprise par cet élan de solidarité exprimé par lui a son égard, et autour de lui, de tous les journalistes. Ce que je n'avais jamais vécu auparavant dans mon ancien journal ou j'ai passé 12 longues années ! M. Bachir était très dynamique, un dynamisme contagieux, sensible et affectueux, un homme de cœur. Il aimait nous réunir tous les jours pour discuter du contenu du journal. Un professionnel qui essayait de transmettre à ses journalistes la discipline et la rigueur. Une façon aussi de les mettre sur le même pied d'égalité ! Quoi dire de plus ? Sa bonté et sa générosité n'ont pas d'égales. Sa modestie se manifestait tous les jours à travers son comportement correct envers tous ses employés, et pas seulement. Tous les travailleurs de la Maison de la presse Tahar-Djaout avaient beaucoup d'affection pour lui. En arrivant à sa janaza pour lui dire adieu, un des gardiens de la résidence qui m'a orienté vers son appartement me dira : «M. Bachir est quelqu'un de bien !» Je le savais déjà avant même d'intégrer la rédaction de la Tribune qu'il dirigeait. Tout le monde ne disait que du bien de lui. Un de nos correspondants locaux m'a confié, avec regret, la matinée de son décès que «M. Bachir était le seul directeur qui s'occupait personnellement de ses correspondants et de leurs préoccupations».

Une grosse perte pour la presse nationale qui est en deuil, et pour l'Algérie entière. Vous êtes un brave homme M. Bachir. Vous êtes parti trop tôt sans me laisser le temps de vous revoir. Pour avoir trop tardé à revenir au journal vous dire bonjour comme je voulais le faire, je tiens à m'excuser auprès de vous. J'ai eu juste le temps furtif de vous revoir à la sortie de votre maison en route vers votre demeure éternelle. Votre place est maintenant parmi les anges ! Un brave homme ne meurt jamais, votre souvenir restera à jamais dans nos cœurs. Désormais, vous êtes telle une étoile dans le ciel qui éclairera notre route pour continuer le combat que vous avez entamé. Repose en paix. Adieu Monsieur le Directeur.

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