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Evénements | Amel Bouakba | 08-06-2017

Avec le temps... tout ne s'en va pas !

Je suis encore bouleversée par le décès de M. Bachir Cherif Hassan, mon ancien patron de La Tribune. J'ai encore du mal à réaliser qu'il soit parti, si subitement, lui qui ne passait jamais inaperçu. Lui, l'homme passionné, qui ne s’accommodait pas des demi-mesures. Avec lui, c'était soit tout, soit rien. C’est lui qui m’a donné la chance de réaliser mon rêve de toujours et d’exercer, à plein temps, ce métier passionnant. Il m’a accueilli à bras ouverts, comme beaucoup d’autres. Un patron hors normes que j'ai connu durant les 15 années passées à La Tribune. Mais aussi, un père, un frère, un ami, ou tout cela à la fois. Il disait que nous étions ses collaborateurs pas ses employés. Et que «nous», les filles de La Tribune, nous étions ses filles, comme il aimait nous appeler. Il avait sa façon à lui de nous taquiner ou de nous faire des reproches, sans se départir de ce côté protecteur et si attachant. Tout ça faisait de lui cette personne si spéciale. Il y avait toujours cette dose d'amour et de tendresse, et cette bonne humeur qu'il diffusait autour de lui. Nous étions une famille, comme il disait à chaque fois. J'ai quitté La Tribune et cette ambiance familiale je ne l'ai pas retrouvée ailleurs. Des années après mon départ, je comprends mieux le sens de ses paroles, des paroles qui résonnent encore en moi. La dernière fois que j'ai eu M. Bachir au téléphone, je lui avais dit que je voulais passer les voir, que La Tribune me manquait et il m'avait répondu, comme à son accoutumée : «Marhba bik Amel, tu sais que tu es toujours la bienvenue et que les portes de La Tribune te seront toujours ouvertes.» Ce jour là, je ne suis pas passée, remettant à plus tard nos retrouvailles. Je ne pensais pas que la mort l'attendait au tournant. J'ai un immense regret et une grande amertume de ne pas l'avoir fait. Je n'ai pas eu le temps de lui dire combien il comptait pour moi. Aujourd'hui, j'apprends la nouvelle de son décès et je n'ai que mes prières à lui offrir. Allah yarahmo, qu'il repose en paix et que Dieu Tout-Puissant l'accueille en son vaste paradis.

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