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Evénements | Par Ziad Abdelhadi | 17-06-2017

Avec 50 000 tonnes en destination de pays de l’Afrique de l’Ouest

LafargeHolcim-Algérie entamera les exportations de ciment début 2018

Après avoir affirmé, en février dernier, que, pour la première fois, le marché du ciment en Algérie sera en surcapacité d’ici la fin de l’année 2017, le directeur des relations publiques du groupe LafargeHolcim-Algérie, Serge Dubois, qui se demandait alors ce que deviendrais le surplus, a annoncé que son groupe entamera ses premières exportations du ciment gris et du clinker le 1er trimestre 2018 vers des pays de l’Afrique de l’Ouest, a rapporté, jeudi dernier, l’APS, citant ce responsable. «En Algérie, il va y avoir un excédent de 10 millions de tonnes/an de ciment à l’horizon 2020 […]. Il y a un consensus autour de ce chiffre et vu les capacités qui sont en train d’être installées, on se prépare déjà à exporter nos excédents», indiquera M. Dubois. Le responsable précisera que son groupe envisage, dans une première phase, d’exporter 50 000 tonnes de ciment dès le premier trimestre 2018 vers les pays de l’Afrique de l’Ouest. Concernant le choix de cette région du continent, le directeur expliquera que LafargeHolcim dispose d’une structure dédiée au commerce international, sous l’appellation Lafarge-Holmium trainding qui détient 50% des échanges circulant autour de la méditerranéen et l’Afrique de l’Ouest, «ce qui va nous permettre de trouver des débouchés aux ciments algériens», dira-t-il. A ce propos, le directeur des partenariats du groupe LafargeHolcim-Algérie, Hedi Rafaï, a expliqué de son côté que le marché ouest-africain est déficitaire et constitue une «bonne opportunité» pour exporter les produits algériens. «L'Afrique de l'Ouest importe actuellement quelques 21 millions de tonnes de ciment par an. C'est un marché à très forte croissance vu sa grande démographie, l'immigration de la population vers les centres urbains, le manque de calcaire, la matière première pour le ciment, et de l'énergie chez les pays de la région. L’Algérie peut donc prendre sa part de dans ce marché», a-t-il déclaré. Pour se préparer à ce genre d'opération, M. Rafaî a souligné que «des contacts étaient lancés depuis six mois avec le ministère des Transports et les institutions portuaires pour préparer les quais, les aires de stockage et les moyens de manutention, afin de dégager des plateformes au niveau des ports».

Il convient savoir que l’Algérie consomme annuellement environ 22 millions de tonnes de ciment, dont 18 millions de tonnes sont produits localement et près de 4 millions de tonnes issues de l`importation. Et que la production nationale de ciment est dominée par le secteur public, notamment par le Groupe industriel des ciments d`Algérie (Gica) qui produit plus de 11,5 millions de tonnes par an, représentant 65% de la production nationale globale, le reste (35%) étant assuré par le secteur privé. Soulignons enfin que les pouvoirs publics ont entamé un vaste programme de réalisation de nouvelles cimenteries qui devraient permettre de combler le déficit dans un marché en pleine expansion. Et d’où l’Algérie sera auto-suffisante en ciment d`ici la fin de cette année grâce à la réception de plusieurs projets avec un apport supplémentaire de plus de 4 millions de tonnes.

Z. A./APS

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