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Sport | Par A. Lemili | 09-07-2017

Marco Verrati capitule et revient au PSG

Pour le Qatar, la traite des footballeurs n’a pas de frontières

«A Doha ils ne me le pardonneront jamais. Emmener Verratti au Barça serait comme enlever Totti à la Roma», a déclaré le P-dg du PSG. C’est dire Le feuilleton Marco Verrati a pris fin ce vendredi avec le retour du footballeur italien au Camp des loges pour la reprise des entrainements. Toutefois, le PSG n’en sort pas grandi et encore moins les propriétaires du club et à leur tête le Qatari Nasser El-Khaleifi, le P-dg du club. En effet, dans une déclaration faite à l’agent du joueur italien dans un cadre privé, l’homme d’affaires qatari lui aurait dit : «Si je vends Verrati, je joue ma place.» Nasser El-Khaleifi considérant que Verrati a un contrat jusqu’en 2021 et qu’il pourrait jamais le vendre car «je le considère comme le champion autour duquel je veux construire un grand PSG», argue-t-il.

Et comme dans un sombre thriller, l’une des plus influentes personnalités du football mondial ajoute : «A Doha ils ne me le pardonneront jamais. Emmener Verratti au Barça serait comme enlever Totti à la Roma.» C’est dire car il ne manquait plus que les protagonistes cachés de ce feuilleton contribuent à ce qu’El-Khaleifi soit retrouvé suicidé, en mode: pendu ou défénestré comme cela était le cas dans les affaires compliquées liées au milieu du grand banditisme et des occultes officines politiques.

Bref, Marco Verrati ne jouera pas à Barcelone et le fait d’être revenu une main devant et l’autre derrière au PSG lui vaut déjà les sarcasmes des commentateurs sportifs de l’hexagone qui n’hésitent pas, morale et éthique ravalées au placard, à rappeler que ce serait grâce au PSG que l’ancien sociétaire de Pescara se serait fait un nom parmi le gotha mondial du football.

Pour désamorcer un tant soit peu la verte volée reçue par le PSG et son P-dg, les dirigeants du club ont cru bon et sans doute essentiel d’édulcorer les propos Donato di Campli en exigeant de Marco Verrati de faire amende honorable tout en enfonçant son agent. Lequel  agent, est il nécessaire de le rappeler, voyant avorter le transfert de son client vers Barcelone et forcément un manque à gagner pour lui-même, en dehors des propos sur les appréhensions de Khaleifi quant à son avenir, n’a pas manqué d’asséner des coups au club parisien histoire de sérieusement écorner une réputation de grande équipe européenne que n’a jamais été le PSG. «Le Barça vise Verrati depuis une année. Mais la situation s’est envenimée ces derniers jours. En France, alors que Marco ne parle pas et que je suis seulement son agent, on nous attaque et insulte à droite et à gauche… Traitre et mercenaire sont les insultes les plus gentilles», dira-t-il.

Donato di Campli n’hésitant pas d’ailleurs à soutenir que le niveau technique de son client est nettement plus élevé que celui du club qui l’emploie rappelant dans la foulée «qu’aucun joueur de niveau de Ligue des Champions n’est arrivé à Paris» s’appesantissant sur le cas de «Mbappé et d’une offre de 150 millions d’euro», sauf que rien n’a suivi. En effet, le jeune prodige monégasque n’a aucune envie de rejoindre le club parisien.

Il semblerait donc que si dans le monde du football il existerait des personnes à la capacité de changer en or un vulgaire bout de ferraille ce ne serait nullement le cas depuis que le Qatar s’y est installé compte tenu de la perversion des règles du jeu et pour cause l’injection phénoménale d’argent qui accompagne toute action visant à mettre en valeur et le Qatar et certains de ses dirigeants alors qu’il est de notoriété publique que cette affaire d’un Verrati carrément retenu contre son gré au PSG est pile poil du tonneau de ces quelques footballeurs étrangers qui ont tenté une aventure au Qatar même et qui s’y sont retrouvés piégés dans toute l’acception du terme. Salaire impayés, tracas administratifs, menaces à telle enseigne que certains d’entre eux n’ont dû leur salut qu’à la suite d’une âpre bataille juridique en plus appuyée d’une  action diplomatique : cas du Franco-algérien Zahir Belounis et du Marocain Ouaddou Abdesslem. Les deux joueurs évoquant, excusez du peu, le Qatar comme l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Ce qui malheureusement n’est pas faux…

A. L.

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