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Culture | Par Sihem Bounabi | 15-07-2017

Mami clôture la 39e édition du Festival international

Timgad-2017 : un public exceptionnel

Le public à affluer en masse aux soirées du festival. Mieux, les spectateurs ont participé aux shows et créé de véritables ambiances d’osmose avec les artistes

Le Festival international de Timgad, dans sa 39e édition, s’est clôturé en apothéose, jeudi dernier, dans une ambiance survoltée avec comme principale tête d’affiche, celui qui est surnommé le prince du raï, Cheb Mami. Le chanteur a enflammé le théâtre de plein-air de l’antique Thamugadi, devant des milliers de fans venus de toutes les wilayas limitrophes. Lors de cette huitième soirée, le public à affluer en masse, faisant partie intégrante du show en créant une véritable ambiance d’osmose avec l’artiste, reprenant en chœur les plus grands titres de cheb Mami.

La veille, la 7e soirée du Festival international de Timgad, a été marquée, par la prestation de l’artiste L’Algérino. Le rappeur marseillais a embrasé l’atmosphère usant d’un flow implacable et de rythmes enivrants.

 Originaire de Khenchela, L’Algerino, de son vrai nom Samir Djoghlal, a gratifié son public des meilleures chansons de son répertoire, mélange de rap, de hip-hop, de raï, de reggae et même des rythmes chaoui, rapporte l’APS.

Visiblement ravi par la réaction du public, L’Algerino a affirmé que cette soirée allait rester gravée dans sa mémoire annonçant qu’il allait se produire prochainement à Constantine, Alger et Oran et après la rentrée sociale à Annaba et Khenchela.

Par ailleurs, l’une des soirées phare de cette édition est également, la sixième soirée du Festival de Timgad animée par la chanteuse palestinienne Dalal Abou Amineh, qui a  sublimé, mardi passé, le patrimoine musical féminin de son pays.

L’hôte des Aurès qui visite l’Algérie pour la première fois a offert un récital qui a fait l’unanimité auprès du public du théâtre de plein air de Timgad, en ressuscitant le patrimoine musical féminin de la Palestine.

Très élégante sur scène avec sa jolie robe traditionnelle palestinienne en soie noire richement brodée, la star incontestable de cette 6e soirée a souligné être porteuse d’un message d’amour et de joie à l’Algérie et pour montrer au monde entier que le peuple aime toujours la vie et que le colonialisme n’est pas parvenu à isoler les Palestiniens. Elle a également ajouté : «J’ai voulu à travers mon projet musical préserver le patrimoine musical féminin palestinien et réinterpréter les vieilles chansons de nos grand-mères afin de les faire connaître à la génération actuelle et pour que cette dernière soit fière de son patrimoine», rapporte l’APS.

Illuminant par sa voix le ciel de Thamugadi, l’artiste palestinienne à chanté la terre, la patrie, l’amour, l’espoir avec des morceaux machinalement, repris en chœur par le public tels que «Biaâ El Toufah», «Yemma El Chelbia», «Ala El Nekhla» ou «Zehrat El Madain», de l’illustre Faïrouz ou encore «Mawtini mawtini». Chercheuse en neuroscience et neurochirurgienne à ses heures perdues, Dalal Abou Amineh a indiqué lors d’un point de presse animé au terme de son spectacle qu’elle portait par son projet artistique le message de tout un peuple soulignant que c’est sa spécialité scientifique qui lui a permis de trouver un équilibre dans sa vie et de rester bien loin des strass et paillettes. Elle a, par ailleurs, ajouté que «ma présence aujourd’hui en Algérie est un rêve qui se réalise» affirmant que «les Palestiniens portent dans leur cœur l'Algérie», avant de reprendre : «Je suis en pleine préparation d’un projet de collaboration avec un chanteur algérien en espérant faire de même avec une voix féminine algérienne.»

Interrogée par un journaliste sur la possibilité de la voir chanter en dialecte algérien elle a répondu qu’elle avait préparé pour cette soirée la chanson «Wahran» et que faute de temps ce soir là elle n’a pas pu l’interpréter affirmant qu’elle allait rectifier le tir lors de ses prochains spectacles à Constantine et à Oran. Visiblement ravie par l’accueil chaleureux auquel elle a eu droit, Dallel a souligné que le public de Timgad était à la hauteur de ce qu’elle imaginait, lui confirmant «le grand amour qui unit les peuples algérien et palestinien».

S. B./APS

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