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Magazine | Par Algérie presse service | 16-07-2017

Une baisse de la prévalence de 0,9% à 0,8% entre 2014-2016

Burkina : 69% des personnes vivant avec le VIH sont sous traitement ARV

Selon le chef de l'Etat burkinabè, en matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, de nombreux efforts ont été fournis pour un environnement favorable à travers notamment le renforcement du dialogue, l'adoption et le paraphe de principes directeurs pour le traitement et la diffusion de l'information ciblant les populations clés dans le contexte du VIH par les médias

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a déclaré vendredi qu'au Burkina Faso le nombre de personnes vivant avec le VIH dépistées et suivies sur le plan médical, est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016, mais seulement 69% sont sous traitement ARV.

M. Kaboré, par ailleurs président du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (Cnls-IST), a affirmé à la seizième session ordinaire de la structure à Ouagadougou, que les dernières statistiques indiquent une baisse de la prévalence de 0,9% à 0,8% entre 2014 et 2016.

«On note néanmoins que cette prévalence reste élevée dans nombre de régions et au sein de certains groupes de populations. Par ailleurs, certains indicateurs indirects comme les grossesses, surtout chez les jeunes scolaires et non scolaires restent alarmants et nous invitent aussi à plus de réactivité et d'adaptation. Enfin, il faut déplorer le taux encore levé de la transmission résiduelle du VIH de la mère à l'enfant», a-t-il dit.

Il a souligné que le nombre de personne vivant avec le VIH sida qui devrait être traité chaque année par les ARV n'est pas couvert du fait de la faible décentralisation du traitement.

«En plus des efforts pour la mise sous traitement, il faudrait renforcer le suivi biologique, car moins de 60% des Pvvih sous traitement ARV en 2015 ont été suivies dans les laboratoires, ce qui peut hypothéquer la survie des malades», a-t-il ajouté.

Selon le chef de l'Etat burkinabè, en matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, de nombreux efforts ont été fournis pour un environnement favorable à travers notamment le renforcement du dialogue, l'adoption et le paraphe de principes directeurs pour le traitement et la diffusion de l'information ciblant les populations clés dans le contexte du VIH par les médias.

«Néanmoins, un nombre important de personnes vivant avec le VIH et de groupes spécifiques sont toujours l'objet d'exclusion», a-t-il déploré.

APS

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