INFOS
Monde | | 17-07-2017

En Bref...

Mali : manifestation contre le référendum constitutionnel

Des milliers de personnes ont manifesté samedi au Mali contre un projet de référendum constitutionnel qui donnerait selon eux trop de pouvoirs au président Ibrahim Boubacar Keita. Après de précédents rassemblements, le gouvernement a reporté la tenue de la consultation, initialement prévue le 9 juillet dernier, mais compte toujours l'organiser dans l'année. La prochaine élection présidentielle est prévue à la fin 2018 et «IBK» n'a pas dit s'il briguerait un nouveau mandat. Les opposants au projet critiquent certaines dispositions de la réforme constitutionnelle qui permettraient au chef de l'Etat de nommer un quart des membres du Sénat et de révoquer à son gré le Premier ministre. Le projet doit également mettre en œuvre des engagements de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, conclu en mai et juin 2015 par le gouvernement malien, des mouvements armés et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), dans l'espoir de mettre fin à la rébellion séparatiste touareg. Parmi ces engagements figure la création de nouvelles régions et la reconnaissance officielle du nom tamasheq «Azawad» pour le nord désertique du pays. Certains Maliens dénoncent toute concession aux rebelles, dont le soulèvement de 2012 a permis à leurs alliés djihadistes de s'emparer du Nord et de menacer Bamako, avant l'intervention des troupes françaises en janvier 2013 dans le cadre de l'opération Serval. «Cette Constitution nous conduit droit vers le fédéralisme», a déclaré un manifestant. L'accord de 2015 n'a pas permis jusqu'ici de mettre fin aux troubles dans le nord du pays et l'insécurité a gagné l'an dernier le sud et le centre, dont la capitale.

 

Des bases militaires attaquées en Côte d’Ivoire

Des hommes armés ont attaqué samedi des bases militaires à Abidjan, principale ville de Côte d'Ivoire, et à Korhogo, dans le nord du pays, avant d'être repoussés. Trois sources militaires ont imputé ces attaques à d'anciens combattants rebelles, même si aucun groupe n'a revendiqué ces opérations. «Une attaque s'est produite dans la nuit à Abobo (dans le nord d'Abidjan), mais il n'y a eu aucun mort», a dit le colonel Zakaria Koné, commandant du camp d'Abobo. «A Korhogo, trois des assaillants ont été tués», a-t-il ajouté, affirmant que le calme était revenu. Trois sources de Reuters, présentes dans la ville septentrionale de Bouaké, ont affirmé que les assaillants étaient des éléments démobilisés des anciennes forces rebelles qui contrôlaient le nord du pays durant la guerre civile qui a déchiré le pays de 2002 à 2011. Au cours de cette période, les insurgés hostiles au pouvoir du président Laurent Gbagbo se sont emparés de près de la moitié du pays. Six années après la fin de la guerre civile, des incidents sporadiques sont régulièrement signalés dans le pays, premier producteur mondial de cacao.

Réactions (0)